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Le sapin de noël écologique

L'écologie et les fêtes de fin d'année...

La couleur verte est à l'honneur au moment de Noël, puisque c'est la couleur des conifères qui gardent leur feuillage malgré le froid de l'hiver. Cette particularité des conifères leur a valu de devenir un symbole de vie très prisé au moment de Noël. Mais le vert de Noël est encore plus chargé de sens cette année. A l'heure des grandes discussions sur le réchauffement climatique, chaque citoyen prend à cœur de respecter davantage l'environnement. Alors passons en revue l'ensemble des gestes que l'on peut adopter pour faire de ces fêtes de fin d'année une période où domine le vert, couleur de l'espoir !

Nous vous proposons trois articles pour voir la fête de Noël en vert :
- la décoration de la maison
- le choix du menu
- les cadeaux de Noël et leurs emballages

Décors de fête

Le sapin de Noël

Faut-il préférer un sapin artificiel ou un vrai sapin coupé, ou encore un sapin avec racines ? C'est une vraie question à laquelle nous allons essayer de répondre. Bien entendu, couper un arbre pour le simple plaisir de le voir chargé de guirlandes durant trois semaines dans l'année peut sembler peu écologique. Cependant lorsqu'on examine l'impact écologique d'un sapin artificiel (ses conditions de production puis les déchets qu'il occasionne), le sapin coupé n'est finalement pas une si mauvaise solution ! Faisons preuve tout simplement de bon sens. Lorsqu'on achète un sapin artificiel, on le prend de bonne qualité de façon à le conserver de nombreuses années au lieu de le jeter au bout de trois ans. Lorsqu'on préfère le vrai sapin, mieux vaut l'acheter à proximité de chez soi pour limiter les déplacements. Une fois les fêtes terminées, on peut l'utiliser comme bois de chauffage ou encore le porter à la déchetterie. Un sapin acheté en conteneur, avec racines, pourra éventuellement être replanté, mais il faudra pour cela l'habituer progressivement à la chaleur de l'habitat et faire de même en sens inverse avant de le sortir à la fin des fêtes. Un bon compromis pour les personnes qui ont un jardin ou une terrasse : décorer un sapin en pot, mais en le laissant dehors. Si le sapin est dans un pot assez grand, il peut servir plusieurs années.

Les décorations du sapin

Pour un sapin écolo et joliment décoré, la "fabrication maison" est une solution toujours actuelle ! Elle a en outre l'avantage de faire participer les enfants et de leur donner l'occasion de s'exercer à des travaux manuels. Nous connaissons tous les figurines en pâte à sel, que l'on peut peindre ou vernir, en forme d'ange, de petite couronne, de père Noël, de renne, ou de clochette.... Ces décorations charmantes ont un impact quasi nul sur l'environnement. Pensez également aux biscuits secs fabriqués par vos soins, auxquels vous donnerez également de jolies formes et que l'on pourra accrocher au sapin afin de les croquer tout au long de l'Avent ! Dans le même esprit, les sucres d'orges savent décorer tout en régalant les petits convives. Rien ne se perd, tout se croque !

Les décorations lumineuses

Que ce soit à l'extérieur ou à l'intérieur de la maison, les décorations lumineuses sont très prisées au moment des fêtes. Bien entendu, pour les particuliers déjà bien équipés, il n'est pas question de renouveler tout son stock pour n'acheter que des guirlandes en LEDs. En revanche ceux qui commencent à s'équiper auront tout intérêt à choisir avec grand soin des produits à basse consommation. Privilégiez toujours la qualité : conserver longtemps les biens matériels, c'est un réflexe écologique efficace ! Utilisez un programmateur pour définir des plages horaires de façon à réserver vos illuminations aux moments de la journée où elles seront vraiment regardées et appréciées, en fonction de votre rue (passante ou non), des retours d'école des enfants, etc...

Pas de sapin...mais des décorations naturelles !

Si vous ne fêtez pas Noël chez vous mais dans une autre maison qui sera elle-même décorée pour l'occasion, vous choisirez peut-être de ne pas installer de sapin. Une bonne alternative peut être de profiter d'un petit tour en forêt ou dans la campagne pour ramasser du matériel naturel. Les branchages de conifères et les tiges de lierre entortillées serviront à faire des couronnes. Les pommes de pins, passées à la peinture dorée ou argentée, viendront les embellir et pourront également s'inviter sur le décor de la table. Si vous avez envie d'installer une crèche, pourquoi ne pas réaliser vous même le décor où vous installerez les santons ? Des branchages pour réaliser une étable et de la mousse à étaler au sol et sur le toit suffiront à obtenir une très jolie réalisation.

http://lemag.dromadaire.com/ecologie/Un-Noel-vert-choisir-son-menu.html

L’arbre de Noël regroupe plusieurs symboles montrant les richesses que nous offre la nature : la lumière, les anges, les fruits des vergers, des champs, de la forêt et de la mer. L’étoile qui brille à son faîte annonce la fin du voyage, le havre de paix.

Au XIe siècle, on présentait des scènes appelées Mystères, dont celle du Paradis fort populaire durant l’Avent. Garni de pommes rouges, un sapin symbolisait alors l’arbre du Paradis. Au cours du XVe siècle, les fidèles commencèrent à l’installer dans leurs maisons, le 24 décembre, jour de la fête d’Adam et Ève.

Toutefois, le premier arbre de Noël tel que nous le connaissons, mais sans lumières encore, serait apparu en Alsace en 1521. Il fut ensuite introduit en France par la princesse Hélène de Mecklembourg qui l’apporta à Paris, après son mariage avec le duc d’Orléans. Au XVIIIe siècle, la coutume du sapin décoré était déjà bien implantée en Allemagne, en France et en Autriche.

En 1841, le prince Albert (originaire d’Allemagne), époux de la reine Victoria, fit dresser un arbre de Noël au château de Windsor, en Angleterre. De la cour, la mode du sapin de Noël se répandit rapidement chez la bourgeoisie et se propagea ensuite chez les gens du peuple. À l’époque victorienne, un beau sapin de Noël devait avoir six hauteurs de branches et être posé sur une table recouverte d’une nappe de damas blanc. On le parait de guirlandes, de bonbonnières et de fleurs en papier.


Son introduction au Canada se fit vers la fin du XVIIIe siècle, avant même qu’il ne devienne une pratique courante en Angleterre. Les divers éléments servant à son ornementation furent d’abord conçus à la maison, avant d’être produits en industrie. Au milieu du XVIIe siècle, l’illumination du sapin se faisait au moyen de petites bougies. Elles seront remplacées, au début du XXe siècle, par des ampoules électriques. D’autres variantes, tels les sapins extérieurs et artificiels, apparaîtront au tournant du XXe siècle.

Introduction du sapin au Canada

La coutume de décorer un sapin pour Noël fut amenée aux États-Unis par les premiers immigrants allemands. Au Canada, cette tradition fut également introduite par un Allemand. En 1781, le général Von Reidesel plantait, à Sorel, le premier sapin de Noël en sol québécois. Cette coutume se répandit au cours de l’époque victorienne, se limitant toutefois à la classe bourgeoise. À partir de 1920, cette pratique commença à se généraliser dans les grands centres urbains. En milieu rural cependant, le sapin décoré ne devint une réalité familière qu’au cours des années 1930.


Du petit sapin de table on passa, vers la fin du XIXe siècle, aux premiers sapins de grande dimension. Cette nouvelle mode serait attribuable à l’arrivée des premiers supports en métal sur le marché. Dans les milieux populaires, on remplaçait ces supports trop coûteux par deux planchettes de bois croisées et clouées ou on plantait le sapin dans un seau rempli de terre.

Loin de disparaître, la tradition du sapin naturel est plus vivante que jamais. Au Canada, la culture du sapin baumier est en pleine expansion. Chaque année, on abat plus d’un million de ces conifères, dont plusieurs dizaines de milliers sont exportés aux États-Unis, au Mexique, au Vénézuela et même en Allemagne.

ORIGINE / HABITAT

Celui dont le nom latin "abies" signifie "celui qui vit longtemps" se révèle le plus robuste de tous les résineux. Neuf espèces de Sapins coexistent en Amérique du Nord, sur un total de trente-six répandues à travers le monde. Le Sapin croît de préférence dans les pays boréals, froids et tempérés, sur des sols humides et souvent sablonneux : au Canada, en Europe de l'Est, dans les pays scandinaves et en Russie, mais aussi dans les massifs montagneux ou forestiers tels que l'Alsace, les Vosges, le Jura, les Alpes et les Pyrénées, pour ne nommer que les plus connus. On trouve encore des Sapins dans les cordilleras du Mexique et d'Amérique Latine, où, dans certaines régions comme la Sierra de Durango, il constitue même l'essence principale recherchée par l'industrie forestière. Au Canada, on le rencontre sur toute l'étendue du territoire, bien qu'il ait été très largement remplacé par des forêts mixtes ou de feuillues. Cependant, sa particularité est de remonter très au nord, jusqu'à la péninsule d'Ungava ; dès le nord de l'Abbitibi, il diminue peu à peu de taille, pour n'être finalement qu'un arbre frontière, de plus en plus petit et mince, à mesure qu'on s'approche des régions polaires. Enfin, le Sapin est traditionnellement connu comme étant "l'arbre de Noël", depuis qu'une coutume allemande en a fait le symbole de cette fête.

DESCRIPTION

D'une taille allant de moyenne à grande, le Sapin est un bel arbre qui peut atteindre quinze à vingt mètres de hauteur. Sans conteste, c'est un de nos plus beaux arbres, aux frondaisons touffues et soyeuses, et à la cime pyramidale. Ses branches, souples et flexibles, s'étagent de bas en haut de tous côtés d'un tronc droit comme une flèche. Ses cônes, en Amérique du Nord seulement - contrairement aux autres espèces de sapin - sont dressés vers le haut. Ses aiguilles sont applaties et denses mais ne piquent qu'à peine. D'un aspect laqué, et piquées sur deux rangées, elles dégagent, ainsi que son écorce craquelée et robuste, un parfum résineux qui est excellent pour la santé. La particularité de la croissance du sapin est d'être d'abord lente les premières années, puis elle s'accélère jusqu'à la soixantaine pour ralentir jusqu'à cent-cinquante ans. Mais de nos jours, peu d'arbres atteignent encore une telle longévité sans être atteints par l'intervention de l'homme.

UTILISATIONS

Bois

Le bois du Sapin est blanc, léger et mou, et jusqu'à présent l'usage le plus répandu consiste à produire de la pulpe utile à la fabrication des pâtes à papier et autres produits de l'industrie forestière, tels que les panneaux et les planches principalement. Si bien que, dû à son grain peu dense, le bois de Sapin ne se prête pas aux usages qu'on attribue habituellement aux bois durs, bien qu'on l'emploie tout de même dans la construction, car il est relativement bon marché, ainsi que dans la fabrication de certains instruments, notamment de musique.

Ecorce

Quel enfant ne s'est pas amusé un jour à percer l'une des petites ampoules laissées par les nombreuses coulures de résine s'échappant de l'écorce ? Et qui n'a pas tenté d'en récolter le liquide transparent et collant qu'elle contient ? L'écorce de Sapin est l'une des écorces les plus résineuses qui soit, et c'est là que réside jusqu'à présent son principal intérêt. D'autres usages sont cependant possibles, ce qu'explore actuellement le CREAF, notamment pour la fabrication de petits objets aromatiques, décoratifs, contenants, masques et bijoux.

Résine

Ce liquide épais et extrèmement collant qu'on récolte par incision de l'écorce ou en grattant celle-ci à l'aide d'un couteau pour recueillir les coulures adhérantes, est aussi connu sous le nom de "baume du Canada", ou encore, au Québec, sous le nom de "gomme de Sapin". Autrefois, et presqu'à travers toute la province, il existait des familles entières, voire de petites industries dédiées à l'extraction de cette résine. Cette tradition a quasiment disparu, malgré les nombreuses propriétés de la résine et ses multiples usages, notamment pour les travaux de précision comme en horlogerie ou en optique, où la résine de Sapin s'avère être une colle transparente plus fiable que les produits de synthèse.

Racines

Les racines du Sapin n'ont pas les qualités qu'on retrouve chez les racines d'épinettes noires ou de cèdre. Des expérimentations sont cependant en cours au CREAF.

Aiguilles

Les aiguilles de Sapin forment un élément qui entre dans la composition de tisanes et d'encens naturels. De récentes découvertes scientifiques ont élevé le prestige du sapin au rang de l'if du Canada ou de l'échinacée, en raison de ses propriétés antiscorbutiques, désintoxiquantes et tonifiantes pour le système immunitaire.

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Picea Abies : Le sapin de Noël plus classique

Son feuillage est vert franc. Son grand inconvénient: il perd rapidement ses épines. Son avantage: c'est le moins cher.

Abies Nordmanniana : Le sapin de Noël le plus prestigieux

C'est le sapin du Caucase.
Son beau feuillage vert sombre et sa forme pyramidale régulière en font un des plus beaux sapins de Noël.
C'est aussi celui qui gardera ses aiguilles le plus longtemps.
Il est souvent vendu coupé, car ses racines sont très profondes, et il est donc difficile de les mettre en motte.
Ce sapin pousse lentement. C'est une des raisons pour lesquelles c'est un des plus chers.

Abies Nobilis : Le sapin de Noël plus noble

Il est fort apprécié pour son feuillage d'un vert bleuté, et son port majestueux, ainsi que son parfum balsamique.
Ses aiguilles, longues et souples, sont très persistantes.

Abies Koreana : Le sapin de Noël le plus exotique

Son feuillage vert foncé au revers argenté est large. Il possède aussi une autre particularité: il produit des cônes bleu violacé très décoratifs.
C'est un conifère qui garde ses aiguilles assez longtemps.

Picea Omorica : Le sapin de Noël le plus argenté

Ce sapin est originaire de Serbie. Il est plus pointu que les autres, et ses aiguilles ont un beau revers argenté, dû à la blancheur des faces intérieures de ses aiguilles.
Ses aiguilles ont une bonne tenue.
Ce sapin est presque toujours vendu avec sa motte: Ses racines possèdent une multitude de radicelles qui vont favoriser sa reprise en pleine terre.

Pseudotsuga Menziesii : Le sapin de Noël le plus haut

Originaire d'Amérique, et plus exactement des Montagnes Rocheuses, cet arbre est connu sous le nom de "sapin de Douglas".
Pourquoi ce nom ? parce que ce conifère a 2 "pères ": le premier est le botaniste écossais Archibald Menzies, qui le découvrit à la fin du 18ème siècle, et, comme Menzies trouvait à cet arbre une ressemblance avec le tsuga, il l'appela "pseudotsuga".
Son second "père" est David Douglas, écossais lui aussi, qui, en 1827, ramena dans son pays natal des graines de pseudotsuga.
Il existe toujours là bas des arbres nés de ces graines.
Cet arbre est un géant: certains spécimens, en Amérique, dépassent les 100 mètres de haut. Et en Alsace, dans la forêt de Hohwald, les plus hauts culminent à 65 m d'altitude.
Ses aiguilles sont longues et fines, et sa couleur d'un beau vert brillant. Elles ont une assez bonne tenue.
Autre particularité de ce conifère: ses aiguilles dégagent un délicieux parfum de citronnelle.

La culture des sapins de Noël

JANVIER / FEVRIER / MARS



Nettoyage des plantations après la saison de vente.

Plantations des jeunes plants de 3 à 4 ans.

Suivant les tailles et les variétés de sapins, il faudra entre 5 et 10 ans d'attente et d'entretien de ces cultures avant de vous les proposer chaque fin d'année.

AVRIL / MAI / JUIN / JUILLET




Entretien des plantations. Tailles des sapins pour donner une jolie forme aux arbres et favoriser leurs développements.

Protection des jeunes pousses contre les oiseaux.

Contrôle de la pousse lors du débourrage des sapins (nouveaux bourgeons).

SEPTEMBRE / OCTOBRE




Etiquettage des sapins suivant la taille à l'aide de rubans de couleur. Cette opération nous permet de connaître avec plus de précision la quantité de sapins disponibles suivant les tailles et facilite le travail de coupe durant la saison de noël.

informations sur les tailles de sapins de noël


NOVEMBRE / DECEMBRE


Coupe des sapins suivant la demande et livraison aux jardineries, collectivités locales et CE. Les arbres de Noël coupés sont emballés dans nos plantations dans des filets à mailles fines qui les protègent pendant les manipulations et le transport ultérieurs.

Approvisonnement de nos différents points de vente et livraisons aux particuliers qui ont commandé sur notre site NOEL-VERT.COM

édes ventes de sapins de Noël se déroulent entre le 15 novembre et 5 décembre pour les professionels et entre le 5 et 20 décembre pour les particuliers.

Origine de l'ARBRE DE NOËL
et du SAPIN DE NOËL

(D'après « La nuit de Noël dans tous les pays » paru en 1912)

L'arbre de Noël est un petit arbuste vert, le plus ordinairement un sapin, aux branches duquel on attache les cadeaux que l'on veut distribuer aux enfants, à l'occasion de la fête. Il apparaît tout éclatant de lumières, tout chargé de jouets et de friandises. Ce sapin, qui reste vert au milieu du deuil de la nature et qui produit des fruits absolument inusités, fournit l'occasion de parler aux petits enfants du Christ qui, dans sa crèche, leur prêche la piété, l'obéissance, la pauvreté. Ils écoutent comme on écoute quand on est enfant : plus tard ils se souviendront.

Qui donc peut assister sans être profondément ému à cette scène ravissante d'un arbre de Noël dans nos écoles maternelles ? Dans le Journal de Rouen du 25 décembre 1897, Georges Dubosc écrivait : « Devant les yeux émerveillés des tout petits, le verdoyant sapin, illuminé de mille petites lumières tremblotantes, se dresse tout chargé de jouets et de cadeaux qui, pendant des heures, mettent du bonheur dans les âmes de tout ce monde enfantin. A ces joujoux d'un jour, on joint quelquefois une large distribution de bons vêtements chauds et de hardes

L'arbre de Noël (extrait du Monde illustré
du 25 décembre 1897)

neuves : tricots qui recouvrent les petits membres grelottants, mitaines qui préservent des engelures, foulards où s'enfouissent les petits nez rougis par la bise, bonnes galoches qui sonnent sur le pavé au moment des glissades. Et comme il n'est point de belles fêtes sans chanson, on chante quelques-uns de ces jolis noëls naïfs, sur des airs qui ont traversé les siècles et qui n'en sont pas moins une bonne et égayante musique ».

Le romancier anglais Charles Dickens décrit ainsi l'arbre de Noël : « Cet arbre, planté au milieu d'une large table ronde et s'élevant au-dessus de la tête des enfants, est magnifiquement illuminé par une multitude de petites bougies et tout garni d'objets étincelants. Il y a des poupées aux joues roses qui se cachent derrière les feuilles vertes, il y a des montres, de vraies montres, ou du moins avec des aiguilles mobiles, de ces montres qu'on peut monter continuellement ; il y a de petites tables vernies, de petites armoires et autres meubles en miniature qui semblent préparés pour le nouveau ménage d'une fée ; il y a de petits hommes à face réjouie, beaucoup plus agréables à voir que bien des hommes réels - car si vous leur ôtiez la tête, vous les trouveriez pleins de dragées. - Il y a des violons et des tambours, des livres, des boîtes à ouvrage, des boîtes de bonbons... toutes sortes de boîtes ; il y a des toutous, des sabots, des toupies, des étuis à aiguilles, des essuie-plumes et des imitations de pommes, de poires et de noix, contenant des surprises. Bref, comme le disait tout bas devant moi un charmant enfant à un autre charmant enfant, son meilleur ami : Il y avait de tout et plus encore ! »

Comment on installait et garnissait l'arbre de Noël
Il faut choisir, dans la forêt, un beau sapin aux branches épaisses et bien vertes : on le plante dans une caisse profonde remplie de terre : les parois sont ornementées de papier multicolore ou d'andrinople. C'est, à Paris, au marché du quai aux Fleurs qu'on

Enfants jouant avec leurs cadeaux et sapin au XIXe siècle

trouve à meilleur compte les sapins de Noël ; chaque année, les forêts de France et même de l'étranger en envoient un stock considérable.

Il est bon de placer l'arbre au tiers de la pièce où l'on doit se réunir, afin de laisser, en avant, un espace suffisant pour recevoir les invités, grands et petits. On peut établir, dans un coin de la salle, une sorte de cloison de tentures, faite avec de longs rideaux épais. Derrière cette cloison, on peut placer un piano ou un harmonium autour duquel grands frères et grandes sœurs chanteront des noëls populaires : leurs voix sembleront se perdre dans un lointain mystérieux, et parfois imiter les Anges de Bethléem, annonçant aux bergers la venue du Sauveur.

Il faut, sur le fond de verdure sombre qu'offre le sapin, placer des boules de verre ou de petits miroirs qui reflèteront, en mille facettes, la lumière des petites bougies suspendues dans l'arbre. Souvent on sème sur les branches quelques poignées de givre argenté et de neige artificielle ; on y ajoute aussi quelquefois de longs fils d'argent qu'on appelle des « cheveux d'ange ». Enfin, on accumule, avec art et bon goût, tout ce qu'on peut trouver de petits rubans, de faveurs, et on agrémente le tout de nombreuses bouffettes, de nœuds et de croisettes de bolduc rose.

Quant aux bibelots, jouets et friandises à placer sur l'arbre de Noël, on a le choix, assurément, mais il faut prévoir ce qui fera le plus grand plaisir à l'assistance : les fruits et les jouets d surprises ont toujours le plus grand succès. Les enfants préfèrent souvent les objets peu coûteux aux cadeaux de grand prix : il faut surtout savoir les enjoliver et les présenter sous les formes les plus gracieuses et les plus attrayantes: par exemple, les petits paniers et les corbeilles seront recouverts de percaline et doublés de satinette rose ou bleue ; on collera sur les panoplies des papiers de couleur, des papiers de fantaisie à dessins comiques, etc. Quelquefois, on place, au sommet de l'arbre de Noël, une étoile lumineuse étincelante de rubis et d'émeraudes, ou un ange de carton aux ailes d'or et aux mains pleines de présents.

Où prit racine la coutume de l'arbre de Noël ?
Les savants ne sont pas d'accord sur l'origine de l'arbre de Noël : les uns le font remonter au temps du paganisme ;

Enfant portant un sapin de Noël (extrait de
L'Album universel du 19 décembre 1903)

les autres lui donnent une origine gauloise ; d'autres, enfin, le font venir des plus pures traditions germaniques.

Origine païenne. L'arbre de Noël, suivant une légende, remonterait aux peuples païens, qui célébraient, par des réjouissances, les derniers jours de l'année. Le sapin, « roi des forêts », comme disent encore certains chants populaires, recevait alors un culte idolâtrique : des sacrifices humains auraient même arrosé ses racines. Cependant, il faut observer que, parmi les nombreuses espèces d'arbres pour lesquels les anciens Germains avaient un culte, on ne vit jamais figurer le sapin. Il faut aller jusqu'à l'extrême Scandinavie où, dans les temps païens, lors des fêtes de Youl, célébrées à la fin de décembre, en l'honneur du retour de la terre vers le soleil, on plantait, devant la maison, un sapin auquel on attachait des torches et des rubans de couleur. Le christianisme aurait transformé cette coutume et l'aurait appropriée au Mystère de Noël, qui se célèbre à cette époque de l'année ; cette ancienne cérémonie serait tombée en désuétude avec le cours des siècles.

Origine gauloise. Vers 573, saint Colomban, poussé par un ordre mystérieux de Dieu, quitta l'Irlande, son pays natal, et le monastère de Bangor, où les fortes études n'empêchaient pas l'enthousiasme de se développer. Il partit pour la Gaule dont, malgré la conversion de Clovis (la cérémonie avait eu lieu le 25 décembre 496), les habitants avaient grand besoin d'être évangélisés. L'ardent missionnaire fut bien accueilli par Gontran, second fils du roi Clotaire et roi des Bourguignons.

Bientôt l'étroite enceinte du vieux château romain d'Annegray, que lui avait concédé ce prince, fut insuffisante pour ses nombreux disciples. Une portion de la nouvelle communauté dut se transporter à Luxeuil, au pied des Vosges. Un soir de Noël, saint Colomban prit avec lui quelques-uns de ses religieux et parvint avec eux, en chantant des hymnes, jusqu'au sommet de la montagne où se trouvait un antique sapin encore vénéré par quelques habitants. Les religieux accrochent à l'arbre leurs lanternes et leurs torches ; un d'eux parvient jusqu'à son faîte et y dessine une croix lumineuse. Les paysans accourent et saint Colomban leur raconte les merveilles de la nuit qui donna au monde un Sauveur.

Malgré cela, nous ne trouvons aucune trace dans nos vieux noëls normands, gascons, bourguignons ou provençaux. Dans toutes nos Pastorales, dans l'Officium pastorum, même silence au sujet du vert sapin étoilé de lumières. Ce n'était point le sapin, mais bien le chêne celtique qui était l'arbre symbolique par excellence dans les vieilles forêts druidiques de l'ancienne Gaule.

Origine allemande. C'est en Norvège et en Suède que le sapin fut d'abord adopté aux fêtes chrétiennes de Noël, avant de devenir populaire dans les contrées du nord de l'Allemagne lors de ces mêmes réjouissances

Trois enfants portant un sapin
de Noël à la fin du XIXe siècle

vers le début du XIXe siècle. L'arbre y avait été propagé par les Suédois dès la guerre de Trente ans (1618-1648).

Mais c'est peut-être en Alsace qu'il faut chercher l'origine de l'arbre de Noël. Dans ce pays, les charmes de la poésie ont enveloppé tous les actes de la vie publique et privée. Si la tradition rapporte que dès 1521 on décorait avec des branches coupées 3 jours avant Noël, on n'avait pas encore recours au sapin entier. En 1546, la ville de Sélestat en Alsace autorise à couper des arbres verts pour Noël, au cours de la nuit de la Saint Thomas. Cependant nous trouvons la plus ancienne mention de l'arbre de Noël comme sapin entier dans une description des usages de la ville de Strasbourg, en 1605 seulement. On y lit le passage suivant : « Pour Noël, il est d'usage, à Strasbourg, d'élever des sapins dans les maisons ; on y attache des roses en papier de diverses couleurs, des pommes, des hosties coloriées, du sucre, etc. ». La Réforme avait contribué à répandre la coutume de l'arbre de Noël, les protestants préférant le sapin aux représentations des personnages bibliques de la Nativité.

L'un des plus anciens vestiges de la coutume de l'arbre de Noël se trouve encore dans l'Essence du Catéchisme que publia en 1642-1646 le pasteur protestant Dannhauer, de Strasbourg. Il constate que depuis quelque temps, en Alsace, on suspend, à la Noël, pour la récréation des enfants, des bonbons et des jouets aux branches d'un sapin. Il déclare qu'il ignore d'où cet usage, qu'il blâme fortement, a pu tirer son origine. C'est en 1738 que Marie Leszczynska, épouse de Louis XV, aurait installé un sapin de Noël dans le château de Versailles. En 1765 encore, Goethe se trouvant à Leipsig, chez un ami, en face d'un arbre de Noël, exprime la surprise que lui cause ce spectacle qu'il voyait pour la première fois.

L'arbre de Noël fut introduit à Paris, en 1840, par la princesse Hélène de Mecklembourg, duchesse d'Orléans, et favorisé plus tard par l'impératrice Eugénie. Cette même année, le prince Albert, époux de la reine Victoria, l'introduisit au palais royal de Buckingham, à Londres, et le mit en honneur dans l'aristocratie et la bourgeoisie anglaise. Cette touchante et délicieuse tradition de l'arbre de Noël, perpétuée à travers les âges, semble aujourd'hui plus vivace encore que jamais.

Un sapin de noël naturel pour une démarche  écologique !...


Chaque année, ce sont près de 7 millions de sapins de noël qui sont vendus en France.
Alors, quel type de sapin choisir entre le sapin de noël artificiel et le sapin de noël naturel ? …tout en respectant la tradition festive de Noël ….

Monsapin.com vous donne quelques conseils pour bien faire votre choix et peut-être  faire tomber quelques idées  reçues :

Un sapin de noël artificiel, finalement pas si écologique...

Contrairement aux idées reçues, l’impact du sapin de noël en plastique sur l’environnement est loin d’être négligeable :

• Il nécessite du pétrole comme matière première et pour sa production.
• Son bilan énergétique est défavorable puisqu’il est généralement produit très loin  de l’Europe.
• Ses conditions de recyclage (incinération...) ne sont pas respectueuses de l’environnement.
• De plus, il n’est pas éternel : sa durée de vie moyenne est de 4 ans, ce qui vous oblige à le changer très régulièrement.
Malgré tout,  plus d’1 million de sapins de noël artificiels sont encore vendus en France chaque année…...

Le sapin de noël naturel est cultivé dans le respect de l’environnement :

Tout d’abord, la culture des Sapins de Noël est réglementée et leur récolte s’inscrit dans la politique de gestion durable des forêts pour laquelle des organismes tels que l’ONF (Office National des Forêts) accompagnent les professionnels dans la gestion du patrimoine forestier.

A noter d’ailleurs qu’en France, grâce cette politique de gestion durable, la forêt continue à se développer depuis la fin du 20ème siècle.
Enfin, un sapin de noël, cultivé sur plusieurs années (il faut 5 ans pour obtenir un sapin Nordmann de 1,30m) , est un véritable atout pour la planète... Jugez vous même :
• La culture de parcelles entièrement dédiées aux sapins de noël naturels assure la stabilité des sols.
• Les sapins cultivés participent, selon le mécanisme de la photosynthèse, à la transformation du dioxyde de carbone en oxygène.
• Les forêts ainsi constituées servent de refuge à la faune locale (oiseaux et petits gibiers)
• Les sapins de noël naturels  sont totalement biodégradables.

Contrairement aux idées reçues, en choisissant un sapin de Noël naturel vous effectuez  un véritable acte écologique en faveur de la planète.

Le sapin de Noël

L'arbre de Noël regroupe plusieurs symboles montrant les richesses que nous offre la nature : la lumière, les anges, les fruits des vergers, des champs, de la forêt et de la mer. L'étoile qui brille à son faîte annonce la fin du voyage, le havre de paix.

Au XIe siècle, on présentait des scènes appelées Mystères, dont celle du Paradis fort populaire durant l'Avent. Garni de pommes rouges, un sapin symbolisait alors l'arbre du Paradis. Au cours du XVe siècle, les fidèles commencèrent à l'installer dans leurs maisons, le 24 décembre, jour de la fête d'Adam et Ève.

Toutefois, le premier arbre de Noël tel que nous le connaissons, mais sans lumières encore, serait apparu en Alsace en 1521. Il fut ensuite introduit en France par la princesse Hélène de Mecklembourg qui l'apporta à Paris en 1837, après son mariage avec le duc d'Orléans. Au XVIIIe siècle, la coutume du sapin décoré était déjà bien implantée en Allemagne, en France et en Autriche.

En 1841, le prince Albert (originaire d'Allemagne), époux de la reine Victoria, fit dresser un arbre de Noël au château de Windsor, en Angleterre. De la cour, la mode du sapin de Noël se répandit rapidement chez la bourgeoisie et se propagea ensuite chez les gens du peuple. À l'époque victorienne, un beau sapin de Noël devait avoir six hauteurs de branches et être posé sur une table recouverte d'une nappe de damas blanc. On le parait de guirlandes, de bonbonnières et de fleurs en papier.

Son introduction au Canada se fit vers la fin du XVIIIe siècle, avant même qu'il ne devienne une pratique courante en Angleterre. Les divers éléments servant à son ornementation furent d'abord conçus à la maison, avant d'être produits en industrie. Au milieu du XVIIe siècle, l'illumination du sapin se faisait au moyen de petites bougies. Elles seront remplacées, au début du XXe siècle, par des ampoules électriques. D'autres variantes, tels les sapins extérieurs et artificiels, apparaîtront au tournant du XXe siècle.

Les fêtes de fin d'années approchent à grands pas et le 24 Décembre au soir tous les enfants du monde attendront qu'au pied du traditionnel Sapin de Noël, le Père Noël dépose les cadeaux de Noël tant attendus après une année de patience. Occupant une place très importante dans cette fête mondialement connue, le Sapin de Noël ou « Christmas Tree » à une origine très précise. Attardons nous donc sur la légende du Sapin de Noël : dans les siècles passés, entre 2000 et 1200 avant Jésus-Christ, le sapin était dejà connu sous le nom d'Epicéa.


Dans la signification du Sapin de Noël, certains voient en lui l'arbre de l'Enfantement et il traduit beaucoup plus largement la Renaissance du Soleil. Chez les Celtes, lors de l'adoption d'un nouveau calendrier basé sur la succession des cycles lunaires, chaque mois lunaire de l'année correspondait à un arbre et l'Epicéa fut choisit pour représenter le mois du 24 Décembre et par conséquent le mois de Noël. Nous pouvons voir que dans la culture païenne, lorsque l'on choisissait un arbre comme symbole de vie, la tradition voulait qu'on le décore de fleurs, fruits et de blé au solstice d'hiver. Cette tradition qui ne se pratiquait guère plus beaucoup au fil du temps fût reprise par l'Eglise Chrétienne en l'an 354. En effet, le 25 Décembre, jour de la nativité du Christ, l'Eglise Chrétienne pour convertir de nouveaux pratiquants et « concurrencer » en quelque sorte avec la fête païenne adopta cette tradition et au fil du temps, ces décorations de Noël sur le Sapin se généralisa.


Plus particulièrement en Alsace- Lorraine qui est considérée comme le berceau français de la tradition du Sapin de Noël grâce à la duchesse d'Orléans Hélène de Macklembourg qui apporta et instaura le premier arbre de Noël : Sapin de Noël. En ces temps, l'arbre de Noël représentait principalement les richesses et cadeaux que nous faisaient la Nature et en rapport avec cela, on accrochait des pommes, des confiseries et des gâteaux au bouts de ses branches.


Bien plus tard, un symbole en rapport avec les Rois Mages fut intégré au Sapin de Noël : l'étoile de Noël symbole de l'étoile de Bethéem qui les guida jusqu'à la crèche où la naissance du Christ avait eu lieu. La tradition du Sapin de Noël s'encra alors petit à petit dans les traditions de Noël et pris une place de plus en plus importante dans les chaumières de France et du Monde entier avec l'instauration le 24 Décembre, jour du réveillon, en plus de la naissance du Christ, de la tradition des cadeaux de Noël déposés au pied du Sapin dans la nuit menant au 25 Décembre par la Père Noël. Les décorations de Noël évoluant avec le temps et coutumes, la boule de Noël fit son apparition en France dans le département de la Moselle. Un artisan avait eu en effet l'idée pour remplacer les vraies pommes et mettre un peu plus de couleurs dans l'arbre de créer des boules artificielles représentant une pomme et d'autres fruits. Ainsi fut faite l'histoire du Sapin de Noël.


Depuis chaque année, nous retrouvons des arbres de Noël plus diversifiés tels que le traditionnel Epicea mais aussi le Sapin Nordmann devenu le principal sapin de Noël, ou encore le Pugens ayant une très belle couleur argentée. Avec la vente de sapins artifiels, notamment avec le problème de la tombée des aiguilles, les livraisons de sapins deviennent très répandues et les décorations de Noël, depuis la boule de Noël, se sont extrêmement diversifiées allant des flocons de neiges aux anges en passant par les étoiles, lutins, Père Noël ou encore stalactiques de glace. Ainsi, faisant le bonheur des yeux autour d'une table de Noël et d'un repas traditionnel alliant Dinde et Bûche de Noël, le Sapin de Noël ne fallit pas à sa réputation et apporte encore chaque année des étoiles dans les yeux des enfants qui découvrent de merveilleux cadeaux de Noël apportés par le Père Noël et ses rennes lors de leur réveil. Alors que ce soit un sapin blanc, rouge et or ou encore bleu, le Sapin de Noël trouvera sa place partout en attendant les prochaines célébrations de l'Epiphanie ou encore de la Chandeleur, accompagné de chants de Noël et de bonnes résolutions pour la nouvelle année à venir.


Le Lundi 17 Décembre 2007 à 14:41
Article écrit par Hermione

Acheter un sapin de Noël respectueux de l'environnement

Chaque année ce sont près de 7 millions de sapins qui sont vendus en France à l'occasion de Noël. Pour rester écolo même pendant les fêtes est-il préférable d'opter pour un sapin artificiel ou naturel ? Voici quelques éléments de réponses.

Artificiel ou naturel ?

Le sapin artificiel est à éviter. On pourrait penser que ce produit est plus rentable face aux sapins naturels car il peut être réutilisé d'année en année. Cependant, le sapin artificiel n'a une durée de vie limitée qu'à trois ans en fonction de l'entretien. L'arbre perd vite de son lustre et est jeté rapidement. De plus, la production des sapins artificiels est également néfaste pour l'environnement et utilise beaucoup de pétrole. Il vaut mieux donc opter pour un sapin naturel. Les consommateurs n'ont pas de craintes à avoir concernant la déforestation puisque les sapins vendus à Noël ont été spécialement cultivés pour l'occasion.

Le sapin en pot

Le sapin en pot présente le seul avantage de pouvoir être replanté après les fêtes. Oui mais voilà, rares sont les sapins qui résistent au chauffage et aux décorations. Il est donc plutôt difficile de le replanter après Noël d'autant plus que les racines s'assèchent faute de place dans le pot et reprennent mal dans la terre après plantation. L'idéal serait de le planter quelques jours après l'achat. Cela signifierait l'acheter quelques jours avant Noël et le replanter quelques jours après.

Le sapin naturel cultivé

C'est la solution qui apparaît la plus écologique. Le sapin naturel cultivé est, comme son nom l'indique, cultivé spécialement pour les fêtes. De ce fait, il ne participe pas à la déforestation et sa production contribue à absorber les émissions de Co2. De plus le sapin naturel cultivé, comme les sapins naturels en général, peuvent être réutilisés après les fêtes comme compost et les branches peuvent servir à entretenir un feu de cheminée. S'il fallait déterminer un point négatif, on pourrait souligner que pour permettre aux sapins naturels cultivés de prospérer, les éleveurs ont souvent recours à des pesticides, nocifs pour l'environnement.

La solution originale

Cette solution s'adresse à tous ceux qui peuvent se passer d'un sapin pour Noël mais pas de décorations. L'alternative aux sapins de Noël peut être de décorer une plante d'intérieur. Sous les décorations, la plante d'intérieur prend des allures de sapin de Noël. Autrement, il existe le sapin d'intérieur permanent, plus connu sous le nom de sapin de Nortfolk. Ce sapin vit toute l'année à l'intérieur à condition de respecter certaines exigences de luminosité et de températures.

Sapin Naturel ? si oui, les conseils pour bien le choisir

Ce week-end, les Français vont certainement se ruer en nombre dans les magasins pour acheter leur sapin de Noël. Pour bien choisir entre les six variétés mises en vente, voici quelques conseils pour faire son choix.

L'épicéa : le plus traditionnel des sapins de Noël a longtemps été la variété la plus commercialisée avant d'être dépassée par le Nordman, plus résistant. C'est le plus traditionnel des sapins de Noël. Vert et robuste, il dégage un parfum de forêt et une odeur de résine. Son seul défaut : la perte rapide de ses aiguilles, notamment à cause de la chaleur des habitations. Il provient essentiellement du Morvan.

Le Nordmann : depuis 2003, il dépasse l'Epicea en nombre de ventes. Il coûte plus cher à l'achat car sa pousse est plus lente. La France l'importe de l'Europe du Nord, notamment du Danemark et de l'Irlande, les pays producteurs de Nordmann. Son avantage : il ne perd pas ses aiguilles même longtemps après avoir été coupé. Mais contrairement à l'Epicea, il dégage très peu d'odeur.

Le Nobilis : ce sapin est très proche du Nordmann car il conserve longtemps ses aiguilles. Il se caractérise par une couleur bleutée et est doux au toucher. Il dégage un parfum boisé très agréable.

L'Omorika : ce sapin vert foncé au revers argenté se replante facilement dans le jardin. Son inconvénient : la fragilité de ses branches.

Le Grandis : il dégage une odeur agréable verte et citronnée. La disposition de ses branches est dense et il dispose d'une bonne répartition des aiguilles.

Le Pungens : il se caractérise par ses reflets bleutés et son port régulier et à la couleur bleutée. Ses aiguilles, sont longues et assez piquantes.

Origine et traditions

L'origine du Sapin de Noël

Le sapin est de nos jours le signe par excellence de Noël. Pourtant, même si l'utilisation de branches de conifères décorées est très ancienne, la tradition de l'arbre de Noël est relativement récente (trois ou quatre siècles à peine).

Cette coutume correspond probablement à la fusion de plusieurs traditions :

A partir du XIème siècle, des scènes retraçant les chapitres de la Bible (les Mystères), étaient joués dans les églises. L'un des Mystères les plus populaires était celui décrivant la tentation d'Eve et la consommation du fruit défendu. L'arbre du Paradis était alors symbolisé par un sapin garni de pommes rouges.

A partir de la Réforme (première moitié du XVIème siècle), les Protestants substituèrent à la représentation traditionnelle de la Nativité, un sapin décoré.

De plus, le sapin, cet arbre "toujours vert", évoque dans presque toutes les culture les pouvoirs de la nature et de la végétation.

Une tradition qui s'étend dans toute l'Europe

Un arbre de Noël est mentionné en Alsace pour la première fois en 1521. Cette tradition se répand progressivement dans toute l'Europe.

En France, un premier sapin aurait été dressé au château de Versailles en 1738 pour Marie Leszcynska, épouse de Louis XV, d'origine polonaise.
En 1837, un sapin décoré est installé aux Tuileries par Hélène de Mecklembourg, d'origine allemande et épouse du Duc d'Orléans.

Avec la guerre de 1870, la coutume se répand dans la bourgeoisie française. Le premier arbre de Noël dijonnais est dressé le 25 décembre 1870 dans la salle des pas perdus du Palais de Justice par les troupes d'occupation.


Illustration de 1890 (Musée national des ATP)


Illustration fin XIXe siècle (Musée national des ATP)

Avant d'être introduit au sein des familles, l'usage du sapin de Noël est surtout collectif : il est alors installé dans des usines, entreprises ou institutions diverses (usines de Montbard (1899), Chalon-sur-Saône (1909), asile de Châtillon-sur-Seine (1911), ...).

C'est aux Etats-Unis que naît la coutume de dresser des arbres de Noël illuminés sur les places publiques (Boston 1912). Cet usage se répand alors rapidement, atteignant l'Europe après la Première Guerre mondiale et se généralisant peu après la Seconde Guerre (Dijon - 1953, Beaune - 1957, Auxonne - 1957).

Un sapin décoré, illuminé...

Les toutes premières décorations sont composées de fruits, biscuits en pain d'épice, sucre, noix, pâte d'amande, coquilles d'œuf décorées, bonbons, fleurs et motifs en papier.

Peu à peu, ces garnitures "comestibles" sont remplacées par des petits objets clinquants en métal peint, en cire ou en bois. La boule en verre soufflé fait son apparition vers 1830. Ces éléments de décoration, d'abord conçus de manière artisanale, sont peu à peu produits par l'industrie.


Carte postale (Musée de la vie bourguignonne, Dijon)

Le sapin de Noël est alors le porteur de cadeaux, on secoue ses branches pour en faire tomber les présents. Devenant plus importants, les cadeaux sont peu à peu placés au pied du sapin...

Dès le milieu du XVIIème siècle, les arbres de Noël sont illuminés grâce à des bougies ou au moyen de coquilles de noix remplies d'huile sur lesquelles flottaient de petites mèches. Les premiers sapins illuminés grâce aux ampoules électriques apparaissent à New York à la fin du XIXème siècle.


Illustration fin XIXe siècle (Musée national des ATP)

Une activité économique

Autrefois le sapin de Noël faisait l'objet d'une cueillette plus ou moins sauvage dans les forêts. Avec l'augmentation de la demande, une exploitation du sapin de Noël s'est mise en place.


Camion des pépinières du Morvan en 1941 (Photo Omnes)

Cette activité fut introduite dans le Morvan vers 1930, quelques pépiniéristes fournissant alors le marché parisien.


Récolte des sapins - 1941 (Photo Omnes)

Après la Seconde Guerre mondiale, la demande en sapins augmente. Les morvandiaux, produisant alors eux aussi des sapins, profitent de ce nouveau marché pour valoriser des parcelles de mauvaise qualité et ainsi percevoir des revenus complémentaires.


Epicéas emballés prêts au départ (Photo Omnes)

Avec la montée des cours dans les années cinquante, cette activité s'est pratiquée peu à peu à plus grande échelle et s'est étendue sur tout le massif du Morvan.


Sapins sur le marché de Rungis (Photo Vincent Houis)

Le Morvan est aujourd'hui la première région française productrice de sapins de Noël (1 million de sapins vendus chaque année). Au total, cinq millions d'arbres sont produits chaque année en France, un million est importé pour répondre à la demande.

Méthodes culturales

Les terrains du Morvan constituent un milieu idéal pour la culture du sapin de Noël : bonne humidité atmosphérique, abondantes précipitations toute l'année, climat frais, altitude moyenne, sol acide.


Semis de sapin(Photo Denis Bringard).

Le semis des graines s'effectue dans un mélange de terreau et de sable. Les jeunes semis sont protégés du soleil par des toiles d'ombrage.


Plants de Nordmann (Photo Vincent Houis)

Quatre ans sont généralement nécessaires pour obtenir un jeune plant d'une quinzaine de centimètres. Il est alors transféré en pleine terre.
On parle de plants 2 + 2 :
- deux ans entre la graine et le jeune plant
- deux ans de repiquage afin d'obtenir un plant de 15 cm de hauteur

La croissance se poursuit jusqu'à la taille désirée.
Pour obtenir un épicéa, neuf ans sont généralement nécessaires (quatre ans de la graine au plant, puis cinq ans du plant au sapin ).


Epicéas, Sapins bleus et Nordmann (Photo Vincent Houis)

Sapin ou Epicéa ?

Le sapin est le symbole de la fête de Noël. Or, le traditionnel "Sapin de Noël", est le plus souvent un épicéa, les botanistes distinguant en effet les vrais sapins (leur genre est Abies) et les épicéas (leur genre est Picea).

Ils possèdent bien entendu des caractéristiques communes : ce sont tous de grands arbres de forme très géométrique (conique le plus souvent) avec des feuilles aciculaires (en forme d'aiguilles longues et minces) persistantes.

Les vrais sapins et les épicéas se distinguent par la fixation des aiguilles sur les branches :

Les aiguilles du sapin s'attachent directement sur la branche. Une aiguille prélevée laisse sur celle-ci une petite cicatrice très plate, un "petit disque" restant présent à la base de l'aiguille.

Les aiguilles de l'épicéa ont un minuscule pétiole qui demeure sur la branche après leur chute ou leur arrachage. Une aiguille prélevée ne montre pas de "petit disque" à sa base.

Les cônes du sapin sont dressés et se disloquent sur l’arbre.

Les cônes d'épicéa sont pendants, leurs écailles s’écartent à maturité sans se détacher pour libérer les graines. Le cône tombe de l’arbre sans se disloquer.

LES EPICEAS

Le genre Picea compte une cinquantaine d'espèces, habitant toutes l'hémisphère nord, presque toujours en montagne.

L'épicéa commun (Picea excelsa Link.) :


C'est le sapin de Noël traditionnel, le plus populaire, le plus cultivé. On le trouve naturellement en Europe jusqu'à 2000 mètres. Il est apprécié pour son parfum et la disposition harmonieuse de ses branches. Sa culture est aisée ; cependant il perd rapidement ses aiguilles en intérieur.

L'épicéa de Serbie ou l'Omorika (Picea omorika Pancié.) :


Introduit en Europe occidentale à la fin du XIXème siècle, il est originaire des régions montagneuses des Balkans. Son port est plus élancé que l'épicéa commun, ses aiguilles de couleur vert foncé comportent un revers argenté.

Le sapin bleu ou sapin du Colorado (Picea pungens Engelm.) :


Originaire des montagnes rocheuses aux Etats-Unis, il fut introduit en Europe vers 1861, devenant rapidement un arbre d'ornement populaire. Cette essence est appréciée pour sa couleur bleutée. Ses aiguilles sont particulièrement piquantes.

LES SAPINS

Avec une quarantaine d'espèces au total, le genre Abies est répandu dans toutes les régions à climat tempéré d'Asie, d'Amérique du Nord et d'Europe, ainsi qu'en Afrique du nord. A de très rares exceptions près, les Abies sont des arbres montagnards.

Le sapin de Nordmann (Abies nordmanniana Spach.) :


Découvert par le botaniste A. Von Nordmann, ce sapin se trouve à l'état spontané dans les montagnes du Caucase entre 1 000 et 2 000 mètres. Il est cultivé en Europe occidentale depuis 1848. Il se caractérise par une forme parfaitement pyramidale, un feuillage dense, des aiguilles qui ne " tombent " pas. Cependant, sa croissance est lente.

Le sapin géant ou sapin de Vancouver (Abies grandis) : Ses peuplements naturels dans l'ouest des Etats-Unis s'étendent du nord de l'Ile de Vancouver à la Californie. Ce sapin peut atteindre 100 mètres de hauteur.

Le sapin noble (Abies procera Rehd.) : Ce sapin, découvert par David Douglas dans l'ouest des Etats-Unis, fut introduit en Angleterre dès 1830. Proche du Sapin de Nordmann, ce sapin aux aiguilles bleutées a l'avantage d'être doux au toucher, de dégager une odeur agréable et de garder longtemps ses aiguilles. Toutefois sa croissance est lente et sa culture difficile.

Etudes techniques

DEVELOPPEMENT ENVIRONNEMENTAL DE LA FILIERE SAPINS DE NOEL : ETUDES MENEES

1. Contrôle de l’enherbement d’une plantation de sapins de Noël par des moutons de race Shropshire


Moutons Shropshire (photo Patrick Grosche)

Le pâturage dans les plantations de sapins de Noël est utilisé avec succès pour contrôler la végétation dans des plantations au Danemark, en Irlande, en Allemagne, aux Etats-Unis, en Suisse et en Autriche. Dans la grande majorité des cas, l'ensemble des producteurs qui utilisent cette méthode a recours au mouton de race Shropshire.
Ce mouton est originaire des régions de Shropshire et Staffordshire dans le Centre-Ouest de l'Angleterre. Il s'agit d'une race ancienne créée en 1848 et qui a connu une formidable expansion aux Etats-Unis et au Canada jusque dans les années 40-50 avant de tomber en désuétude. En effet, les producteurs ont alors cherché à obtenir des moutons de plus en plus compacts pour des raisons économiques. Or ces nouveaux petits gabarits obligeaient à tondre les moutons autour des yeux afin d'éviter l'aveuglement laineux.
Un livre de généalogie de l'espèce existe depuis 1883. Aujourd'hui il s'agit d'une race plutôt rare qui ne compte plus que 1 085 femelles reproductrices en Angleterre. Toutefois, elle semble connaître une renaissance outre-atlantique où l'on essaye de retrouver la race d'origine par croisement entre des moutons Shropshire américains et anglais. Il existe deux associations importantes de promotion de la race : l'American Shroopshire Registry Association et la Shropshire Sheep Breeders' Association and Flock Book Society (plus vieille société de promotion de race au monde, 1882).

Robuste et prolifique, le Shropshire est de taille moyenne. Les béliers matures pèsent entre 102 et 113 kg. Les brebis pèsent entre 68 et 81 kg. Ce mouton est recouvert de laine jusque sur les jambes avec une face noire. Le corps est musclé et produit une viande de bonne qualité. Les brebis sont prolifiques, avec une bonne longévité et possèdent de très bonnes qualités maternelles et laitières. L'agnelage ne pose aucun problème et un pourcentage d'agnelage de 175-200 % n'est pas rare dans un troupeau. Le poids de laine des brebis matures est de 2,7 à 4,5 kg avec un rendement de 50 à 75 %. La toison est considérée comme une laine de type médium avec un diamètre de fibre de 24,5 à 32,5 microns. La longueur des fibres de la toison du Shropshire est de 6 à 10 cm.

Ce mouton trouve sa pleine utilisation dans les plantations de sapins de Noël pour plusieurs raisons:
- Ce mouton lorsqu'il est de race pure à la particularité de ne pas manger les conifères. Ils mangent toutes les autres sortes d'herbes à l'exception des chardons et de la bruyère. Sa mise en pâture peut même se faire dans de jeunes plantations ou des plantations en période de débourrement.
- La laine de ce mouton est très serrée et assez rase, il n'y a donc pas de problèmes qu'elle s'attache et qu'elle colle aux branches des sapins lorsque le mouton pâture à leur contact.

Il convient toutefois de signaler la nécessité d'un chargement suffisant pour que le "nettoyage" de la parcelle soit efficace. Il faut en effet que les animaux broutent l'herbe jusqu'au pied des sapins. Le pâturage ne dispense toutefois pas d'un coup de débroussailleuse afin de couper les refus laissés par les animaux et de vérifier que les animaux ont suffisamment d'herbes à manger (des apports de fourrage sont parfois nécessaires).

Dans le cadre d'une expérimentation, une parcelle de 1 ha située dans le bois de Tanière sur la commune de Saint Martin de la Mer a été aménagée entre fin 2003 et début 2004.
La parcelle a été préparée de façon conventionnelle (dessouchage, passage de cover-crop…) à l'exception de l'épandage d'herbicides de pré-levée. Une analyse de sol a été effectué afin de déterminer les éventuels besoins en engrais et en chaux. Une impasse a été faite au vu des résultats obtenus.
A l'automne 2003, un mélange d'enherbement particulier, intégrant des critères de résistance à l'acidité, de pérennité, de vitesse d'installation, d'appétence pour les moutons, de lutte contre les adventices, a été semé à la densité de 45 kg/ha.
Une clôture de 2 m de haut a été installée ainsi qu’un dispositif automatique d’abreuvoir.

Au printemps 2004, 6000 arbres de 6 essences différentes (P.abies, P.pungens, P.omorika, A.nordmanniana, A.procera, A.grandis) ont été plantés à la main.

Le Parc naturel régional du Morvan a fait l’acquisition auprès de l’Austrian Shropshire Sheep Society, de 6 moutons (1 bélier + 5 brebis).

Devant les premiers résultats encourageant de cette expérimentation, 9 producteurs en France ont acquis cet été des moutons Shropshire.

2. Mise en place d’un capteur de température dans une parcelle de sapins de Noël (expérimentation 2004)


Capteur de température (Photo Vincent Houis)

Protocole :
Afin de permettre une meilleure lutte contre les insectes, il convient d’appliquer les produits phytosanitaires au stade le plus sensible du parasite et avant que celui-ci n’ait entraîné des dommages apportant un préjudice économique à la culture considérée.

Dans le cas de la culture du sapin de Noël, les insectes les plus problématiques sont :
- le chermés de l’épicéa (Sacchiphantes viridis)
- le puceron des pousses du sapin (Mindarus abietinus)
- le puceron du sapin (Cinara curvipes)
- le tétranyque de l'épinette (Oligonychus ununguis)
- le charançon vert (Polydrusus impar)

L’apparition de ces insectes étant en grande partie gouvernée par la température extérieure, il est possible de prédire leur émergence en enregistrant l’accumulation de degrés-jours. Pour ce faire un capteur automatique Hobo Pro Series de marque Onset enregistrant la température et l’humidité atmosphérique toutes les minutes a été installé dans une parcelle mixte épicéas-nordmanns à Maison Beaude en Côte d’Or.
Une fois les données récupérées, elles sont analysées sur ordinateur pour calculer les GDD.
Le GDD pour Growing Degree Days (Degré-jours de croissance ou unité thermique de croissance) est une unité de température utilisée comme un indice du développement des ravageurs durant la saison de croissance des sapins.
Les GDD sont enregistrés du 1 mars au 30 septembre.

Résultats

Ce capteur a permis d’enregistrer l’accumulation de degrés-jours. Cette accumulation a été reliée à l’apparition de stades phénologiques des arbres (date de débourrement ; stades de développement des bourgeons…) et aux émergences de ravageurs.

Selon les données américaines, la période de lutte contre le chermès va de 22 à 92 GDD. En effet, il convient de détruire les fondatrices avant que les épicéas ne débourrent. Dans le cadre de notre expérimentation, les épicéas ont commencés à débourrer à 90 GDD confirmant ainsi les données américaines. On peut donc dire que cette année dans le Morvan à Maison Beaude, la lutte contre le chermès de l’épicéa pouvait avoir lieu entre le 17 mars et 27 avril.
Un producteur de Côte d’Or soumis à de gros dégâts de chermès de l’épicéa a traité ses épicéas selon cette recommandation. Ce traitement a été un plein succès.

Un autre intérêt : le gel
Cette année à Maison Beaude, les nordmanns ont commencé à débourrer à 120 GDD. Le 24 mai à 5h15, la température est tombé à -2,4 °C, provoquant le rougeoiement des sapins en stade V. (Figure 2.)
L’enregistrement de cet événement, nous conduit à préconiser des sapins à débourrement tardif. Un débourrement des arbres à 150 GDD soit 5 jours plus tard, leur aurait permis d’être en stade III (non sensible au gel) le 24 mai.
En reprenant les données de gel de Météo France sur 30 ans et en les corrélant avec les dates de débourrement des sapins en fonction de la température et leur stade de croissance, cela permettrait la sélection de sapins de provenance adaptée au site de plantation.

3. Expérimentation de régulation de la croissance apicale de sapins de Noël par scarification.


Cicatrice après traitement pince Top-Stop (Photo Vincent Houis)

Le désir de réguler la croissance apicale des arbres de Noël répond à des exigences de qualité émanant du consommateur. En effet, la plupart des clients veulent un arbre harmonieux avec une distance égale entre les verticilles. Ils recherchent des arbres denses pourvus de nombreuses branches afin de pouvoir y accrocher des décorations.
Dans le cadre de la production du sapin de Nordmann, cette demande est difficile à satisfaire en raison des particularités physiologiques de cette essence. En effet, le sapin de Nordmann grandit lentement dans les premières années suivants la plantation (5 à 10 cm/an durant les premières années) et développe des flèches trop longues dans la phase finale avant la récolte (souvent plus de 50 cm/an durant les années précédant la récolte). L'idéal serait que les arbres qui se développent de 25-35 centimètres par an, de sorte qu'un arbre de 200 centimètres de haut ait au moins 6 verticilles également distribués sur toute la longueur du tronc.

Afin d'obtenir une croissance apicale contrôlée des arbres de Noël, des régulateurs de croissance chimique sont parfois appliqués. Il s'agit la plupart du temps de molécules inhibant la synthèse des gibbérellines, ces hormones végétales favorisant l'élongation cellulaire. Toutefois ces produits ne sont pas sans poser un certain nombre de problèmes.

Sur un plan technique, ces produits sont d'un emploi assez délicat. L'efficacité est en grande partie conditionnée par le moment d'application du régulateur, la partie de la plante sensible à la matière active, la dose appliquée, et la technique d'application. Dans certains cas, l'application de ces produits peut avoir un effet non recherché par l'utilisateur. Ainsi si le produit a été déposé sur la flèche de l'arbre pour réduire la longueur de l'entre-nœud, en cas de pluie, le produit peut ruisseler sur les branches du verticille supérieur et provoqué leur nanification.

Du point de vue toxicologique, il s'avère que certaines molécules sont peu satisfaisantes, citons le daminozide suspecté de cancérogenèse. Enfin sur le plan environnemental, si ces molécules sont relativement peu toxiques pour la faune aquatique, elles sont en revanche souvent très hydrosolubles et ont des coefficients d'adsorption faibles, ce qui augmente le risque de transfert dans les cours d'eau.

En Allemagne où l'application de ces produits dans les cultures d'arbres de Noël n'est pas permise, et au Danemark où la pression écologiste est forte, des mesures alternatives ont dû être trouvées qui empêchent une croissance en longueur démesurée des flèches.
Des essais d'écorçage, de cerclage, de scarification, d'enlèvement d'aiguilles et de coupes des racines ont été menés.

En France, la réduction apicale des sapins de Noël par des moyens mécaniques a déjà été tentée par un certain nombre de producteurs, cependant ces essais n'ont jamais été formalisés et établi de façon statistique. Le Parc naturel régional du Morvan, engagé auprès des producteurs dans le développement environnemental de la filière sapin de Noël, a souhaité réaliser un essai à but de démonstration afin de connaître l'efficacité du système de scarification par pince Top-Stop®.

Matériel et méthode

La scarification a été réalisée grâce à la pince de fabrication danoise Top-Stop® créée en 1997 par M. Lars Geil. Cette pince est constituée de deux mâchoires en aluminium pour réduire le poids de l'outil. Il y a deux lames sur chaque mâchoire, avec un écartement de 20 mm entre elles. Les deux lames centrales ont 15 mm de long, celles des extrémités ont 18 mm de long. Ces lames sont disposées en quinconce.
Sur un côté de l'outil, un boulon d'ajustement du diamètre a été monté. Cette vis peut être ajustée pour s'assurer que les lames ne serrent pas complètement le brin leader. Cependant, le fabricant recommande que la vis soit desserrée de façon à ce que l'utilisateur détermine la pression nécessaire au traitement de chaque arbre. Les flèches des espèces d'Abies varient de 5 à 15 millimètres de diamètre, et un positionnement fixe ne mènera donc pas à un résultat satisfaisant. Il convient de couper l'écorce au sens large de l'arbre c'est à dire l'écorce, le parenchyme cortical, le liber. Il ne faudra pas couper le bois au risque d'arrêter totalement la croissance apicale et de rendre cassante la flèche.

Dans le cadre de cette expérimentation, deux coups de pinces, l'un au-dessus de l'autre, ont été effectués, soit 8 scarifications. La seconde incision a été pratiquée en effectuant une rotation de 90 degrés par rapport à la première pour être sûr que le cambium soit coupé sur l'ensemble de la circonférence. Cela est plus efficace que de faire deux incisions sur le même plan longitudinal. Les incisions ont été faites juste en dessous du dernier verticille.

Dans le cadre de cette expérimentation, on a choisi une parcelle de sapin de Nordmann (Abies nordmanniana) âgés de six ans et située à Chanteau (21). Dans cette parcelle, deux échantillons de 50 arbres plantés en ligne ont été sélectionnés. Ces deux échantillons ont été choisis en milieu de parcelle et côte à côte afin de considérer comme nulle les variations de sols, d'exposition…Un échantillon sert de témoin, l'autre reçoit le traitement.

Résultats

A la fin de la période de croissance, il existe une différence de hauteur de 20 % entre les deux échantillons.

La réduction de la croissance apicale des flèches du sapin de Nordmann est confirmée en 2003 par l'utilisation de la pince Top-Stop®. Dans le cadre d'expérimentations effectuées au Danemark selon un protocole similaire, la différence moyenne de réduction de hauteur est de 27 %.
Le plus faible taux de réduction obtenu par notre essai provient sans doute de l'application trop tardive des scarifications. La flèche avait déjà une vingtaine de centimètres de hauteur au début de l'expérience. L'application du traitement au débourrage de l'arbre, avec une hauteur de flèche de 2-3 cm aurait très certainement donné des résultats plus importants.
En 2004, la scarification des arbres avec des flèches de 5 cm a confirmé ce point de vue puisqu’on observe une réduction de la croissance très importante. Trop importante même, puisqu’un certain nombre de flèches n’ont pas supporté le traitement et se sont desséchées.
Un autre fait intéressant est de constater qu’un arbre scarifié l’an passé, reprend une croissance normale en absence de nouveau traitement. Pour maintenir l’effet de régulation, il est donc nécessaire de traiter les arbres chaque année.

Avant le début de l'essai, certains producteurs de sapins de Noël craignaient que les scarifications soient une porte d'entrée pour diverses maladies ou champignons. On constate qu'il n'en a rien été. Les scarifications se sont parfaitement cicatrisées et aucun jaunissement particulier sur les branches du verticille supérieur n'a été constaté.

Il convient de signaler un phénomène constaté visuellement mais non mesuré. Les branches du verticille supérieur ont tendance à se redresser suite à la scarification. Chez les conifères, si par accident, le bourgeon terminal est supprimé, des branches secondaires se redressent et prennent la direction verticale tant que l'un d'elles ne les dépasse pas et ne remplace pas la tige principale.

4. Etude des dégâts de chevreuils dans les plantations de sapins de Noël


Frottis de chevreuil sur Nordmann.

Le nombre de chevreuils ne cesse d’augmenter depuis plusieurs années dans le Morvan. Cette population ne se répartit pas de façon homogène sur le massif. Elle est concentrée sur certaines communes. De plus à l’intérieur des communes, les chevreuils se concentrent là aussi dans certaines zones. De ce fait, les exploitants pensent qu’il y surpopulation de chevreuils. Cependant, il n’y a pas forcément surpopulation mais une mauvaise répartition des individus qui provoquent des dégâts considérables sur les parcelles.
Les populations de chevreuils dans le Morvan ont augmenté en même temps que l’augmentation des plantations de sapins de Noël, or ces deux augmentations sont incompatibles l’une avec l’autre.
Melle Rolland, élève-ingénieure à l’ENITAB a formulé différentes solutions à ce problème en fonction de la taille des exploitations..
Une réunion, le 21 juillet 2004 a permis de réunir tous les acteurs concernés par ce sujet (chasseurs, producteurs de sapins de Noël, chercheurs, organismes d’Etat…). A l’issue de cette réunion, différentes pistes de travail ont été émises et la dynamique créée sera poursuivie par le groupe de travail « chasse » animée par M.François Dumarais, maire de Planchez-en-Morvan.
En 2006, une vaste étude multifactorielle sur les dégâts de chevreuils dans les plantations de sapins de Noël est programmée.


Fiche écrite par : Vincent Houis

Se débarrasser intelligemment du sapin de Noël

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Photo : DR/Relaxnews

Après Noël et le Jour de l'An, le sapin perd de son lustre et trouve vite une place sur les trottoirs. Plutôt que de les abandonner, certaines mairies proposent au public de venir les déposer pour qu'ils soient transformés en compost.

A Paris
La mairie de Paris propose l'opération "Offrez une deuxième vie à votre sapin". Les Parisiens sont invités à venir déposer leur sapin de Noël jusqu'au 24 janvier prochain dans les points de collecte installés dans 95 parcs et jardins de la capitale. Parmi les parcs participants à ce recyclage figurent celui de Monceau (8e), de Belleville (20e), des Buttes-Chaumont (19e) et de Montsouris (14e). Un marquage spécifique indiquera aux Parisiens comment se rendre dans les points de collecte de ces grands parcs. L'an dernier, 25.000 sapins avaient été ainsi recyclés. Les sapins déposés auront été préalablement débarrassés de leurs décorations et devront être déposés sans sac. Ils serviront de "paillage" aux différents parcs. Les services de la Direction des Espaces Verts et de l'Environnement de la mairie de Paris les auront alors broyés pour en faire un compost à répandre à la surface des massifs. Les sapins ainsi valorisés enrichiront le sol en se décomposant.
Site : www.paris.fr

En province
- Bordeaux
Du lundi 4 janvier au lundi 1er février 2010 et pour la 4ème année consécutive, Bordeaux met en place des lieux réservés exclusivement aux sapins usagés. Une quinzaine de sites, équipés de containers ou délimités par des barrières, permettront aux Bordelais de tous les quartiers de se débarrasser de leurs arbres de Noël en toute légalité. Les sapins pourront être déposés notamment dans les quartiers de Victor-Hugo/Saint Augustin sur la place de la République, Bordeaux maritime, Caudéran, la Bastide ou encore dans le Centre Ville. L'an dernier, les services de la mairie de Bordeaux avaient collecté plus de 2.500 sapins usagés qui ont été recyclés en compost ou valorisés énergétiquement.
Site : www.bordeaux.fr

- Montpellier
Depuis six ans, Montpellier Agglomération propose de récupérer les sapins de Noël après les fêtes, dans les 19 Points Propreté de son territoire ainsi qu'à la station de compostage de Grammont près de la ville. En échange de chaque sapin rapporté, Montpellier Agglomération offre 50 litres de compost criblé, fertilisant naturel pour le jardin et les plantes en pot. Le compost pourra être retiré à la station de compostage de Grammont, sur présentation d'un bon délivré lors du dépôt du sapin. Il est livré en vrac, les usagers devront donc se munir de sacs et pelles. Début 2009, 80.000 litres de compost ont ainsi été distribués.
Site : www.montpeller-agglo.com

Dans les magasins Ikea
Comme chaque année, l'enseigne Ikea lance son opération "Agir à la racine", en partenariat avec l'Office national des forêts (ONF). Les clients ayant acheté un sapin Nordmann au prix de 20 euros pourront le rapporter en magasin contre un bon d'achat de 19 euros. Le sapin sera ensuite transformé en compost. Les clients pourront rapporter leur sapin après les fêtes de fin d'année, entre le 2 et le 16 janvier 2010. En 6 ans, plus de 1 million de sapins ont ainsi été recyclés. Cette opération a permis de récolter 1.250.000 euros investis sur 30 projets locaux de gestion d'espaces forestiers ou d'accueil de sensibilisation au public.
Site : www.ikea.fr

Un sapin de Noël respectueux de l'environnement

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7 millions de sapins de Noël sont vendus chaque année

Photo : DR/Relaxnews

Chaque année ce sont près de 7 millions de sapins qui sont vendus en France à l'occasion de Noël. Pour rester écolo même pendant les fêtes est-il préférable d'opter pour un sapin articifiel ou naturel ? Voici quelques éléments de réponses.

Artificiel ou naturel ?
Le sapin artificiel est à éviter. On pourrait penser que ce produit est plus rentable face aux sapins naturels car il peut être réutilisé d'année en année. Cependant, le sapin artificiel n'a une durée de vie limitée qu'à trois ans en fonction de l'entretien. L'arbre perd vite de son lustre et est jeté rapidement. De plus, la production des sapins artificiels est également néfaste pour l'environnement et utilise beaucoup de pétrole. Il vaut mieux donc opter pour un sapin naturel. Les consommateurs n'ont pas de craintes à avoir concernant la déforestation puisque les sapins vendus à Noël ont été spécialement cultivés pour l'occasion.

Le sapin en pot
Le sapin en pot présente le seul avantage de pouvoir être replanté après les fêtes. Oui mais voilà, rares sont les sapins qui résistent au chauffage et aux décorations. Il est donc plutôt difficile de le replanter après Noël d'autant plus que les racines s'assèchent faute de place dans le pot et reprennent mal dans la terre après plantation. L'idéal serait de le planter quelques jours après l'achat. Cela signifierait l'acheter quelques jours avant Noël et le replanter quelques jours après.

Le sapin naturel cultivé
C'est la solution qui apparaît la plus écologique. Le sapin naturel cultivé est, comme son nom l'indique, cultivé spécialement pour les fêtes. De ce fait, il ne participe pas à la déforestation et sa production contribue à absorber les émissions de Co2. De plus le sapin naturel cultivé, comme les sapins naturels en général, peuvent être réutilisés après les fêtes comme compost et les branches peuvent servir à entretenir un feu de cheminée. S'il fallait déterminer un point négatif, on pourrait souligner que pour permettre aux sapins naturels cultivés de prospérer, les éleveurs ont souvent recours à des pesticides, nocifs pour l'environnement.

La solution originale
Cette solution s'adresse à tous ceux qui peuvent se passer d'un sapin pour Noël mais pas de décorations. L'alternative aux sapins de Noël peut être de décorer une plante d'intérieur. Sous les décorations, la plante d'intérieur prend des allures de sapin de Noël. Autrement, il existe le sapin d'intérieur permanent, plus connu sous le nom de sapin de Nortfolk. Ce sapin vit toute l'année à l'intérieur à condition de respecter certaines exigences de luminosité et de températures.

Bien choisir son sapin de Noël naturel

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Chaque année, environ un ménage sur quatre en France achète un sapin pour les fêtes de fin d'année. Parmi eux, 80% optent pour un sapin naturel, issu d'une production agricole raisonnée. En jardinerie, les consommateurs auront le choix entre six variétés. Explications.

L'Epicéa
Le plus traditionnel des sapins de Noël a longtemps été la variété la plus commercialisée avant d'être dépassée par le Nordmann, plus résistant. C'est le plus traditionnel des sapins de Noël. Vert et robuste, il dégage un parfum de forêt et une odeur de résine. Son seul défaut : la perte rapide de ses aiguilles, notamment à cause de la chaleur dans les habitations. Il provient essentiellement du Morvan, et coûtait en moyenne 16,50 euros en 2008.

Le Nordmann
Depuis 2003, il dépasse l'Epicea en nombre de ventes. Il coûte plus cher à l'achat (26,30 euros prix moyen en 2008) car sa pousse est plus lente. Le Nordmann peut provenir du Morvan ou être importé du Danemark et d'Irlande, les principaux pays producteurs de Nordmann en Europe de l'Ouest. Généralement, les sapins naturels commercialisés en France ne sont pas coupés dans les forêts, mais sont issus d'une production agricole raisonnée et cultivés sur une superficie de plus de 5 000 hectares. Avantage du Nordmann : il ne perd pas ses aiguilles même longtemps après avoir été coupé. Mais contrairement à l'Epicea, il dégage peu d'odeur.

Le Nobilis
Ce sapin est très proche du Nordmann car il conserve longtemps ses aiguilles. Il se caractérise par une couleur bleutée et une certaine douceur au toucher. Il dégage un parfum boisé très agréable.

L'Omorika
Ce sapin vert foncé au revers argenté se replante facilement dans le jardin. Son inconvénient : la fragilité de ses branches.

Le Grandis
Il dégage une odeur agréable verte et citronnée. La disposition de ses branches est dense et il dispose d'une bonne répartition des aiguilles.

Le Pungens
Il se caractérise par ses reflets bleutés. Ses aiguilles sont longues et assez piquantes.